Le rôle des parents dans l’orientation de leurs enfants

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Le processus d’orientation crée un climat d’anxiété qui se ressent autant chez les adolescents que leurs parents. Tandis que les premiers n’ont qu’une vague idée – voire aucune – de leur futur métier, les seconds se trouvent totalement désemparés face à la complexité du parcours scolaire. D’ailleurs, doivent-ils intervenir dans le choix d’orientation de leurs enfants ?

L’inquiétude des parents pour l’avenir professionnel de leurs progénitures

À un âge où on est en pleine construction de notre identité, on nous demande de commencer à réfléchir au métier que l’on souhaiterait exercer plus tard. La multitude d’informations et de formations disponibles ne sont pas là pour nous faciliter la tâche… Il devient alors difficile de choisir son orientation sans avoir peur de se tromper. Sans parler du fait que la compétition scolaire ajoute une pression supplémentaire et que les procédures d’admission dans les écoles ne cessent de se renforcer. Dans ce contexte, il paraît tout à fait légitime de ressentir un certain stress face au dilemme qui s’impose dès la fin du collège. Alors, comment les parents peuvent aider leurs enfants à préparer sereinement leur avenir professionnel, sans pour autant être intrusifs ?

Le bon comportement à adopter

Conscients de l’importance de leur rôle dans l’orientation scolaire et professionnelle de leurs enfants, les parents ne savent pas toujours quelle attitude adopter. Le mieux est d’être présent sans être envahissant. Et c’est bien là le besoin paradoxal de l’adolescent, qui doit pouvoir se sentir soutenu dans une décision somme toute personnelle.

Nouer le dialogue

Les parents se montrent généralement réticents lorsque les vocations comportent peu de débouchés. Inutile de pousser un enfant dans une branche qui ne l’attire pas, uniquement parce qu’elle ouvre des portes et promet un salaire confortable ! Afin d’être de bon conseil, soyez à l’écoute, laissez-le s’exprimer et faites preuve d’ouverture d’esprit. L’adolescent doit pouvoir échanger librement sur son orientation, sans se sentir jugé. Questionnez-le afin de comprendre ses aspirations, amenez-le à réfléchir sur ses intérêts. Vous pouvez par exemple lui demander dans quels domaines il se trouve bon, quels sont les sujets qui le passionnent, s’il se sent prêt à poursuivre de longues études, etc. Il y a de grande chance que les réponses apportent quelques lumières sur son avenir.

Rassurer sur les capacités de l’enfant

Quoi de plus motivant que d’être reconnu pour nos contributions, de constater que nous sommes capables de faire bien des choses ? Certes, recevoir des félicitations de la part de ses parents fait toujours plaisir, mais ceux-ci doivent avant tout s’intéresser aux succès passés et actuels de l’enfant. Il leur appartient de fonder leurs propos sur des actions pertinentes, pour que l’encouragement conduise à développer une estime de soi et la confiance en une capacité à réussir. Il suffit tout simplement de revenir sur des projets scolaires ou extrascolaires dans lesquels il a pu s’épanouir.

Accompagner au quotidien

Les jeunes ont besoin d’être aidés dans les démarches, mais aussi de recevoir du soutien moral pour surmonter les périodes d’examen et autres résultats de concours. Explorer le marché du travail peut devenir l’occasion de renforcer votre complicité. Visitez des salons des métiers en famille, consultez ensemble des sites web spécialisés comme C&C Orientation, l’ONISEP ou ceux des établissements d’enseignement, etc. Impliqué, vous pouvez en profiter pour partager vos expériences en toute bienveillance. Vous devenez ainsi une référence positive et un véritable confident sur un sujet capital.

Pour conclure, dites-vous bien qu’aucun choix n’est définitif. L’avenir professionnel se construit et s’ajuste au fil des années. Les passerelles sont suffisamment nombreuses pour envisager de changer de filière à tout instant. Alors, on reste zen !

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